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MARSEILLE ET SON CHARME

domingo, 12 de febrero de 2017
Voici un récit  écrit par une personne qui s'est rendue  au Pérou il y a quelques années,  où  j'ai été sa guide. A Marseille, il a été le mien.

Ce 19 octobre 2016, peu avant vingt heures, Lisset arrive en gare Saint Charles ; elle vient de Millau, via Montpellier. Dans la capitale Aveyronnaise, elle exerce jusqu’en avril prochain les fonctions d’aide à l’enseignement de l’Espagnol, sa langue maternelle, puisqu’en fait elle est en France depuis peu de temps, après avoir candidaté pour ce poste au Pérou dont elle est originaire.
J’ai connu Lisset en mai 2009, lors de mon voyage dans ce pays magnifique dont je garde un souvenir merveilleux ; ce sont donc des retrouvailles amicales après ces années de correspondance épisodique, à l’occasion des vœux.


Nous prenons le métro qui nous conduit à la station « Préfecture Estrangin » ; nous sommes rapidement à Saint Jacques, où je l’installe dans la chambre d’amis.
Echange de souvenirs, de nouvelles d’Abel qui nous avait guidé tout au long de notre séjour Andin, son parcours pour arriver jusqu’à Millau.
Le lendemain, suivant le programme que je lui propose, nous visitons Marseille et tout d’abord la basilique Notre Dame de la Garde, très prisée des marseillais qui l’appellent « La Bonne Mère » ; proche de mon domicile, nous y accédons rapidement. De là, nous profitons d’un panorama exceptionnel sur la ville. Cheveux au vent qui souffle fort aujourd’hui, Lisset se plait à se laisser photographier, n’hésitant pas à exprimer quelques facéties, ravie de cette liberté et de cette proximité de la mer qu’offre la cité phocéenne.








Après un long moment passé sur cette colline et dans cet établissement religieux dont nous avons exploré tous les intérieurs et extérieurs, nous déjeunons dans un restaurant italien près du four des navettes dans lequel, une heure plus tard nous achetons un paquet de cette spécialité.
L’abbaye Saint Victor, toute proche reçoit également notre visite.



 Nous dirigeons ensuite nos pas vers le Palais du Pharo où trônent des sculptures de Bernard Venet. Lisset, déjà enchantée par la proximité de la mer et des bateaux se plait à poser sur l’herbe qui tapisse le parc du palais. De là, nous avons une vue imprenable sur l’entrée du Vieux Port, du Mucem, du fort Saint Jean et de la cathédrale de « La Major ».

Avant de rejoindre le Vieux Port, ma jeune invitée se réjouit d’un détour par la plage des « Catalans » ; les quais offrent ensuite le panorama des nombreux bateaux qui mouillent dans le port. Sur l’autre rive, nous apercevons la Mairie principale de Marseille que le légendaire « ferry boat » relie d’un côté à l’autre.


Sous l’ombrière, la lumière de cette fin d’octobre ne facilite pas les prises de vues. Mais qu’importe ; les images et leurs reflets se meuvent à l’unisson.
Petite halte devant la Mairie, histoire de prendre quelques photos, et nous voilà dans la Maison de la Méditerranée, où nous jouons brièvement avec les planchers de verre, avant de découvrir les dentelles de ciment du Mucem (Musée des Cultures européennes et Méditerranéenne). De l’intérieur, nous
apercevons, à travers la « dentelle », le Palais du Pharo. De la terrasse, nous empruntons la passerelle qui fait la liaison avec le Fort Saint Jean et sur laquelle Lisset se laisse photographier. La vue est magnifique sur les trois structures.




Près du Fort, le castelet est fermé ; des enfants jouent tout autour, ou se font prendre en photo.
 Nous faisons le tour du chemin de ronde d’où la vue sur le Vieux Port est plongeante et quasiment intégrale. Lisset pose en « star » sous le regard bienveillant de « La Bonne Mère » au loin.
Par la deuxième passerelle, nous accédons à la rue qui nous mène à la cathédrale « La Major » ; nous en faisons rapidement le tour, avant de nous diriger vers les « Docks », puis « Les Terrasses du Port », centre commercial récent qui draine toute une population touristique.


De retour vers le centre ville, nous traversons « Le Panier », vieux quartier de Marseille qui a abrité dans ses années glorieuses, la pègre locale qu’il était vain de vouloir poursuivre dans ce dédale de ruelles, terrasses, souterrains et communications internes en tous genres. Un bref coup d’œil extérieur sur « La Vieille Charité », hospice du XVIIème siècle, aujourd’hui centre d’expositions, avant de retrouver le Vieux Port, non sans avoir admiré au passage les reliefs de la « Maison Diamantée ».
Un splendide coucher de soleil rougit le ciel et l’eau du Port. Lisset est fascinée tout autant par le spectacle de cette fin de jour que par la Grande Roue qui préfigure déjà les fêtes de fin d’année qui s’approchent à grands pas.






Le dîner nous réunit avec Odile et Alexandre qui nous surprend par sa capacité à écrire, alors que ce n’est pas encore à son programme de maternelle. Le « Pot au Feu » est apprécié de tous, et son accompagnement au « Bourgueil » de Saint Nicolas également, relevé par quelques fromages de chèvres et de brebis.

Vendredi 21 octobre 2016
Lever tôt aujourd’hui : le temps annoncé est au beau fixe et il faut profiter de cette belle journée pour visiter les calanques à partir de Cassis. Sur place, nous ne sommes pas assurés d’un départ de bateau. Mais à l’ouverture du « bureau » qui vend les tickets, on nous précise qu’il y aura deux navigations ce jour : une pour trois calanques et une, plus tard, pour huit. C’est cette dernière qui a nos faveurs, d’autant que les trois correspondent à la ballade que nous avons l’habitude d’effectuer en randonnée, donc sans intérêt pour moi.




En attendant le départ à onze heures, nous flânons sur la plage, puis sur le port avant de déambuler dans le marché qui bât son plein. Une halte prolongée auprès d’un marchand de fromage nous laisse augurer de saveurs alléchantes, que nous emporterons au retour. Une exposition de peinture dans le bâtiment dit des « Arcades » met en valeur un certain Gaudin qui se trouve d’ailleurs présent et reçoit les visiteurs. Quelques mots échangés avec lui, et nous terminons la visite des différents « stands » de fleurs et de vêtements.





Peu avant l’heure indiquée, nous nous présentons à l’embarquement du bateau dans lequel nous nous installons. Rapidement tous les voyageurs s’installent et nous quittons le port, sous les commentaires du Capitaine ; la première calanque est celle de Port Miou (elle est la seule située dans la commune de Cassis, à la sortie de la ville. Elle abrite un petit port de plaisance, qui contient quand même un peu plus de 500 bateaux). Suivent celle de Port Pin (boisée, sa petite plage de galets est une véritable invitation à la baignade), puis En Vau (classée la plus belle, très encaissée, avec de hautes falaises, c'est notamment un site d'escalade apprécié), l’Oule (nom du chaudron en Provençal, et qui est relatif à la forme arrondie des lieux), le Devenson (au pied des falaises de 300 mètres, du même nom), l’œil de verre (le nom est associé communément à un œil en céramique incrusté dans une paroi au bas du couloir du Val vierge. Cependant cette représentation ne semble pas être à l'origine de la dénomination de la calanque. L'étymologie de ce nom semble devoir être pour le mot « œil », une déformation du provençal aygue, eau, pour « de verre », soit une allusion à la transparence de cette eau, soit une déformation du provençal de veyre, signifiant « à voir ». Mais le capitaine du bateau a une autre explication qui tiendrait à une grande tache dans le haut de la paroi et qui ferait penser à un œil, avec des incrustations de pierres brillant au soleil), Sugiton (à proximité de Luminy, elle abrite les amateurs de nudisme ; près du rivage, un rocher caractéristique porte le nom de « torpilleur » en raison de sa ressemblance avec un navire de guerre) et enfin la dernière, tout près de Marseille : Morgiou (elle se situe dans le quartier des Baumettes qui fait partie du 9e arrondissement de la ville).
Ainsi se termine la visite des calanques ; le retour à Cassis est plus rapide. Nous retrouvons le marchand de fromages pour un assortiment qui viendra agrémenter le dîner de ce soir.




         



Revenus à Saint Jacques, nous déjeunons avant que Lisset honore son rendez-vous avec une amie argentine sous l’ombrière.
Le soir Cécile, Odile et Alexandre viennent partager notre repas fait d’un lapin en marinade et de pâtes bio aux cèpes ; un gâteau au chocolat apporté par Cécile et arrosé de champagne clôture ce dîner.
Samedi 22 octobre 2016
La grasse matinée s’impose pour tous, après les gesticulations de la semaine. Après un copieux petit déjeuner, nous raccompagnons Cécile chez elle avant de nous rendre en grande surface pour acheter les ingrédients nécessaires au plat que Lisset s’est proposée d’élaborer.
L’après-midi, pluvieux est consacré tout d’abord à une visite au magasin H&M de la rue Saint Férréol. Je conduis ensuite ma jeune invitée sur la Corniche avant de l’emmener dans la calanque de Sormiou, puis celle de Morgiou que nous avons vue hier, mais par la route cette fois-ci. Enfin, et pour être complet sur les
rivages marseillais, nous reprenons la route de la Corniche jusqu’à Callelongue et son petit port, puis les Goudes et son terminus face à l’île Maïre.
Au retour, nous observons quelques instants « Notre Dame de la Garde » illuminée, « by night ». Puis c’est la préparation de ce plat péruvien à base de pommes de terre et d’avocat, sorte de « feuilleté » renfermant des morceaux de poulet, et décoré de tomates, olives noires, cornichons et œuf, que Lisset nous concocte. Repas très agréable accompagné d’un vin blanc de Savoie.


Dimanche 23 octobre 2016
C’est aujourd’hui que Lisset quitte Marseille pour retrouver des amis à Lyon ; mais auparavant, elle retourne sur le Vieux Port voir une dernière fois les bateaux onduler sur l’eau et l’ombrière qui abrite du soleil et de la pluie. Le déjeuner terminé, nous partons pour la gare Saint Charles où dès l’annonce du quai, une foule dense se presse pour accéder aux wagons. Je l’accompagne jusqu’au contrôle où je suis contraint de la laisser gagner seule sa place dans le train, après des « au revoir » rapides.


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